avec Pierre C.J. Vaissière, et Martine Alix Coppier
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Grâce à sa créativité (une combinatoire frustration - contrainte - imagination - sensibilité - réflexion, analyse, passage à l'acte…) l'homme a pérennisé sa présence sur terre.
Partant de rien, nu, sans arme ni outil, mais capable de représentation et de projection, il n'a pas eu d'autre choix que celui d'inventer ce qui allait lui permettre de pallier les dangers, le froid, la faim. Alors que des croyances fermées, l'aisance et le sentiment de sécurité auraient inhibé sa créativité, sa vulnérabilité et son inconfort l'ont exacerbée.

C'est la capacité qu'on a à imaginer et réaliser quelque chose de concret et novateur ou la capacité à trouver une solution à un problème donné. C'est un processus psychologique ou psycho-sociologique. La créativité se mesure à la capacité à imaginer puis produire en un temps donné un maximum d'idées ou de concepts les plus libres possibles qui, ramenés à la réalité et faisabilité permettront une réalisation pratique, efficiente, originale, inattendue.


• Résoudre une problématique, qui plus est apparemment insoluble
• Répondre à des insatisfactions par l'invention
• Améliorer son existence et celle des autres, se faire plaisir
• Enrichir la relation aux autres
• Ouvrir de nouvelles perspectives, par exemple sociétales.


• Jeux et exercices détournés de "survie", jeux d'enfants, surtout sales gosses
• Exécution de tâches incongrues jamais abordées auparavant
• Portraits et auto-portraits (dessin, modelage, pantomime)
• Dramaturgie : Création d'une pièce de théâtre lamentable et dérisoire (mise en scène, distribution des    rôles, etc.)
• Industrie : fabrication d'une machine hors du commun, création de modèles.
• Ateliers d'écriture créative avec des contraintes… exaspérantes.

Une définition maison Pour  quoi faire ? Quelques exemples de  séances  de "travail"

Archimède, Léonardo di Vinci, Nikola Tesla, Albert Einstein, Roland Moreno, des créatifs exemplaires

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On y joint :

• l'ironie (que l''on utilise, entre autres, pour faire comprendre à un interlocuteur que ce qu'il croit savoir n'est en fait que croyance = ignorance non identifiée) comme chez Socrate ;

• la catharsis (effet de "purification" produit par une réprésentation dramatique, ou toute méthode visant à obtenir une situation de crise émotionnelle qui, puisqu'elle est distante et qu'elle n'est qu'une mise en scène, permet une compréhension et une résolution du problème soulevé) ;

• la dialectique (méthode de raisonnement qui cherche à établir la vérité en défendant successivement des thèses opposées, comme chez Zénon)

• la provocation, la parodie, l'humour distillés avec bienveillance (qui vont amener indignation, contestation, rébellion...)

• la prise en compte des phénomènes de synchronicité (qu'on peut considérer comme étant un jeu de piste d'ordre "magique" qui guide, éclaire et ouvre l'esprit, comme chez CG Jung).

« Que le futur dise la vérité et évalue les autres selon leur travail et ce qu'ils auront accompli. Le présent est à eux, l'avenir pour lequel j'ai vraiment travaillé est à moi ».
NIKOLA TESLA (réseaux en courant alternatif, eléctromagnétisme, transmission sans fil, radar, radio-commande, accélérateur de particules, résonnateurs à haute fréquence).

Originellement la maïeutique est la science de l'accouchement. Par analogie elle est l'art de faire accoucher les esprits. Il s'agit de poser des questions en apparence innocentes et naïves, puis faire en sorte que l'interlocuteur se rende compte de ses manques de précision, de ses erreurs et contradictions dans ses raisonnements.  



Savoir raisonner avec logique
Se connaître, identifier ses pensées contre productives et ses contradictions,
Débusquer manipulations, mauvaise foi ou mensonges, langues de bois...
S'accepter en ce qui est acceptable et changer ce qui ne l'est pas
Améliorer la relation aux autres
Débrider la pensée, en découvrir ses méandres, s'en enthousiasmer.



L'interviewer relève les sophismes, paralogismes et paradoxes chez la personne interviewée, sans oublier de relever les siens propres. C'est un travail exigeant, assez peu confortable, mais souvent drôle.
La personne interviewée prend par exemple conscience qu'elle était dans l'ignorance alors qu'elle était persuadée de détenir un savoir ou, guidée par ses propres réflexions, se rend compte qu'elle savait alors qu'elle croyait ignorer.
L'interviewer relève les galimatias de l'interviewé en en produisant lui-même des pires que les siens. Redites, hésitations, bégaiement, bafouillages, marmonnements et ce qui équivaut à des actes manqués sont dépistés et servent de supports pour de nouvelles envolées… lyriques. Gestuelle et attitudes sont relevées.

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Pédagogie Mise en oeuvre 2 SUPPORTS féconds : Créativité & Maïeutique Mise en oeuvre Calendrier des activités plus une 2e plus officielle Pour quoi faire ? en bref, Une tentative de définition Les véhicules à disposition

Contrairement à la conception socratique ironique d'où serait absente toute compassion, la maïeutique moderne envisage un centrage sur l'autre empathique : ce qu'il ressent, pense ou imagine - ce qu'il a pu penser, ressentir ou imaginer - ce qu'il pourra ou pourrait penser, ressentir ou imaginer.
Centrage sur l'autre qui peut consister à énoncer des hypothèses sur un ton de probabilité en jouant des intonations et des inflexions lors de la formulation.
Il ne s'agit pas de se mettre à la place de l'autre, mais de l'accompagner dans ce qu'il exprime en lui restituant le contenu de ce qu'il a exprimé verbalement, émotionnellement, gestuellement.

L'empathie, dans l'approche centrée sur la personne partage avec la maïeutique la confiance en l'autre qu'il peut accoucher de lui-même. Dans la maïeutique, toutefois, l'accoucheur croit déjà savoir de quoi le parturient va accoucher. Le savoir est prédéterminé, et l'accoucheur s'en croit détenteur. Si la maïeutique permet une démarche critique envers ce dont le parturient pourrait accoucher (en le comparant avec ce savoir prédéterminé), elle empêche tout développement de la connaissance réciproque entre accoucheur et "parturient, et tout esprit critique envers ce savoir. Dans la maïeutique l'accoucheur croit qu'il n'a rien à apprendre de son interlocuteur et ne montre aucun intérêt pour les réponses de ce dernier, vu qu'il croit déjà connaître ce qui est. Cependant dans la maïeutique socratique, Socrate ne sait rien, ce qui ne lui interdit nullement de soumettre les prétendus savoirs à une épreuve critique. Mais la critique ne se définit en rien par l'empathie. L'empathie, au contraire, est une attitude d'intérêt envers les représentations et les ressentis de l'autre. Ce dont est censée se préoccuper la maïeutique moderne contrairement à celle de l'ironie de Socrate, maïeutique qui s'appuie aussi sur une théorie de la réminiscence pour faire ressurgir de "vies antérieures" ou considérées comme telles les connaissances oubliées.

Socrate, savoir et ignorance

Il y a :

• Ce que l'on sait que l'on sait — ou qu'on affirme comme tel. Socrate procédait avec ironie lorsqu'il souhaitait faire passer le message à ses interlocuteurs que « ce qu'ils prétendaient savoir ne reposait que sur des préjugés et autres idées sans fondements ou ceux de la doxa (opinions et présuppositions communément admises d'une société donnée) ».
• Ce que l'on sait que l'on ne sait pas — application de l'ironie.
• Ce que l'on ne sait pas que l'on sait : là peut s'applique pleinement l'art du maïeuticien.
• Ce que l'on ne sait pas que l'on ne sait pas : tout le champ de l'inimaginable par chacun.
Les deux premiers types sont soumis au doute, dans l'idée que : Ce qu'on croit penser que l'on sait vraiment n'est que croyance et ce que l'on sait que l'on ne sait pas laisse également la porte ouverte aux tromperies.
Le scepticisme qui en découle ouvrira la brèche au doute de René Descartes et aux zététiciens ou sceptiques.

Le terme de maïeutique englobe généralement les techniques de questionnement visant à permettre à une personne une mise en mots de ce qu'elle a du mal à exprimer, ressentir, ou ce dont elle a du mal à prendre conscience (émotions, désirs, envies, motivation...). Il est utilisé en lien avec les techniques empathiques développées par Carl Rogers, centrées sur l'affect, avec une écoute active et bienveillante et un centrage sur l'autre. Ici l'interviewer est centré sur ce qu'exprime son interlocuteur en facilitant ses perception, réflexion, interprétation… concernant tant sa relation à la réalité que sa vie intérieure et affective.

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On n'invente rien. On ne fait que découvrir le préexistant ou s'en inspirer en en faisant une lecture intelligente. Sans les emprunts que nous faisons à la nature, à ses créations et à ceux qui nous ont précédés, nous serions encore à implorer le ciel pour qu'en descende un brasero, un steak haché et une doudoune en mohair. Comme nous ne saurions les nommer, nous pourrions attendre longtemps.